Assez d'accord sur la plupart (pas tous) des propose tenus ci-dessus mais je vais jouer au modérateur d'appréciation parce qu'il s'agit de considérer un certain nombre de facteurs.
1/ La descente de Prod2 est cette fois direction Nationale et non-pas F1 comme il y a qqs années. Ca signifie que les "fonds de classement" d'aujourd'hui en Nationale auraient correspondu en terme de niveau à des équipes de 1er tiers de classement dans la feu Fed1. Je me souviens d'1 équipe Bressane redescendue en Fed1 qui souquât très, très ferme du côté de Triscatin en ouverture de saison pour l'emporter de peu dans le money-time, ces mms Drômois redescendant en fin d'exercice.Ce que je veux dire c'est que se déplacer chez le dernier de Nationale offre qd-mm moins de certitudes que chez le dernier de Fed1. Pourtant, mm en Fed1, les Violets n'ont que rarement affiché une aisance 100 % souveraine chez les mal classés.
2/ Un effectif plutôt plus renouvelé (notamment derrière) que les années précédentes nécessite "calssiquement" un temps d'adaptation, d'accoutumance pour ce qui est des repères collectifs
3/ Classiquement itou, accompagnant une descente la perte de joueurs qui se sont affirmés l'an dernier comme cadres ou leaders de jeu (Ellia, Olender, Hingano, Erasmus, Méliande) pas, ou pas encore (voir sur la durée l'apport de qqs recrues) remplaçés dans l'effectif 2022/23. Perso, je ne classerais pas les historiques partis cette intersaison (Doucet, Santallier, Guillon, Dupont) comme des cadres faisant fondamentalement défaut aujourd'hui dans le sens où ils étaient l'année dernière déjà un peu à bout de souffle, en fin de parcours. Cadres de vestiaire, peut-être (?) l'étaient-ils mais plus vraiment dans le jeu. Preuve en est, un cran en dessous, sous les couleurs Mâconnaises les deux premiers se sont faits asphyxier par la vitesse de la jeunesse du stade métro ce w-end. La question se pose aussi sur le niveau de forme mais aussi d'exigence qu'on peut, qu'on doit avoir à l'égard de qqs historiques restés en Bresse (Harmes, Veyret, Bubu, Drancourt "où en est-il ? voire C.Jullien, Lyons) compte-tenu que la plupart approchent ou ont allêgrement dépassé la terntaine. Difficile d'exiger d'eux qu'ils incarnent le lead dans le jeu sur de très longues périodes, poids des ans et rythme oblige.
4/ Au-delà du contenu (qui moi aussi me fait grincer sévère des quenottes), considérons qd-mm le capital points et surtout, comment s'est-il articulé ? A chaque match, USBPA a comptabilisé plus de points au coup de sifflet final qu'elle n'en avait à l'amorce du money-time. Gain du BD à Dax, les deux BO à Verchère, menés jusqu'à la 65ème à Cognac, la victoire qui bascule de notre côté à Rennes également à la 65ème. Ce que je veux dire c'est que les Bressans jusqu'à présent finissent plutôt mieux leurs matchs que leurs adversaires au moins sur l'aspect comptable. On peut invoquer la réussite de nos buteurs, l'échec des leurs c'est vrai, je parlais plus haut d'alignement très favorable des planètes mais les faits sont ce qu'ils sont; près de la moitié des points engrangés aujourd'hui par USBPA (9 sur 19 !) l'ont été sur les fins de match. Je pense qu'il y a qd-mm aussi un peu de forme physique qui intervient dans ce constat, peut-être une forme de pragmatisme et une solidité défensive (peut-être mm mentale qui sait ?) qui nous ont souvent fait défaut dans un passé récent. Pour l'instant c'est carton plein à domicile (10/10) hors Bourg, seul VRDR l'a fait et mieux qqs-uns des bien qualifiables actuels (Suresne, CSBJ) et/ou considérés comme des "noms" de la division (Nice, Narbonne) se sont déjà pris les pieds dans le tapis à la piaule. A l'extérieur, on est tous d'accords pour considérer que c'est poussif-poussif (euphémisme). Il n'empèche que USPBA tourne aujourd'hui à 3 points de moyenne à l'extérieur.
5/ Pour bien jouer et/ou jouer rythmé il faut être deux ! Somme-toute logique c'est inhérent à ce sport que lorsque USBPA se présente avec l'étiquette de favori; que les adversaires estampillés de moindre calibre passent la surmultipliée sur la dimension combat, se recroquevillent un peu, proposent un jeu minimaliste, se concentrent d'abord sur les bases sans forcément ambitionner d'ouvrir en grand les vannes de l'attaque. Rien de plus classique. C'est là où le déchet technique regrettable constaté côté Bressan revêt un caractère prépondérant ! Des pénaltouches mal négociées en Bretagne pèsent sur la suite du match dans le sens où ça n'oblige pas l'adversaire à se découvrir. Si les Violets concrétisent en points au moins une voire deux de ces occasions à coup de ballons portés et mm si ce n'est pas pour certains la quintessence du Rugby, qq-part (au-delà d'une marque !) ça impose à l'adversaire de sortir de sa coquille. Quand on connait le poids offensif que pèsent les ballons de turn-over, commencer par marquer (au propre ! comme au figuré...) l'adversaire est la condition préalable pour envisager un jeu un peu plus lêché par la suite. On peut regretter que ces situations en zone de marque ne se concrétisent pas par des points au tableau d'aaffichage. On peut aussi se dire que ces occasions on les a eues, que ça constitue qd-mm un socle non-négligeable et qu'il est toujours plus facile de travailler sur les occasions manquées que sur les "non-occasions" ! Hâte de voir les matchs face à des écuries sensées proposer un peu plus de jeu, de rythme pour voir les Bressans face à une autre forme d'adversité !