bornincourmangoux a écrit :@papo : 1°-/ Il faut mettre fin au "libéralisme ambiant" issu de l'histoire mais plus du tout adapté aux réalités économiques du jour (d'où le rôle de plus en plus "parasite" de la DNACG dans une activité sportive)
2°/ Il faut Ré-ORGANISER (+ de dirigisme)
...
Tout à fait OK ! je ne vois aucune contradiction avec mon message
bornincourmangoux a écrit :3°/ Il faut une réalisation rapide de la réforme (sinon elle s'enterre toute seule !)
...
idem
cependant s'il faut démarrer au plus vite un changement majeur tel qu'une réduction de 30 ou 40% de la Fed1, combiné à une de 10% ou 15 % des pro (Top10 ou 12 + Prod2 à 14 ou 16) ne peut se faire sans au moins un an de transition (sinon par exemple 0 montée en proD2 cette année, etc... demandez à Béziers, Carcassonne, Tyrosse... ce qu'ils en pensent). De plus autant avoir eu au moins un an d'équité dans l'application des règles genre ASSEDIC, contrat Pro, avant de réduire et donc faire descendre de nombreux clubs
bornincourmangoux a écrit :Il me semble que le système des franchises ou conférences américaines devrait s'imposer à terme ! Il permet de définir un budget global pour le fonctionnement des clubs participants et de définir un marché du travail sportif spécifique tenant compte d'une masse salariale disponible et des prétentions maximales (pas de surenchère) par joueur dans un système de choix annuel de ceux-ci réunis dans un syndicat de joueurs par enchères mini et maxi (mini car obligeant les clubs à reconnaitre un statut de base aux joueurs) des clubs ouvertes et transparentes...
Je dirais que (malheureusement), à terme, la logique franchise me semble inéluctable pour le rugby comme pour tout "sport/spectacle".
Deux remarques cependant
i) inéluctable pour les équipes "pro" , mais pas adapté au statut amateur. Reste à résoudre l"épineux problème de la future Fed1 resserrée et qui inéluctablement sera "semi-pro" ou plus exactement mélange de "pro" et "amateur". Je ne crois pas à la viabilité d'une 3ème niveau "pro" (réellement, totalement pro); je suis convaincu qu'il faut conserver une fluidité entre fed1 et fed2 (donc des montées et descente) ce qui s'oppose à une logique de franchise pure et dure.
ii) avant la mise en place de ces franchises "pro" il convient de laisser le temps de décanter par des montées/descentes qui a vocation à obtenir ces franchises. Pour le dire de manière très directe et brutale, il faut annoncer 5 ou 6 ans à l'avance que les franchises "pro" vont se mettre en place et laisser le temps à des villes/régions/clubs comme Nice, Marseille, Strasbourg, Lille, Rennes, si elles le veulent, de s'y préparer et d'avoir le temps de monter en D2ou au mini en Fed1 (faire leur place parmi les 26, 28 franchise). L'affirmation est brutale, car la conséquence directe est la descente et la perte du statut pro de 6 à 12 clubs pro actuels (avec en premiers visés, par simple logique économique inhérente aux franchises : Oyonnax, La Rochelle, Auch, Colomiers, Lannemezan, Aurillac, Mont de Marsan, mais sans exclure que cela puisse concerner également Albi, Bourgoin, ou même Narbonne, Béziers ou Castres.
Pour être encore plus brutal, il faut admettre que la logique de la franchise pro sera d'exclure toute agglomération de moins de 200 000 habitants voir et .
Comme cette logique d'implantation des franchises ne sera pas discutable (à peut être 2 exceptions "historiques" près mais pas plus), il faut avant d'instaurer ces franchises laisser le temps à cette "recomposition" radicale se faire quasi sportivement, pour éviter le moment venu d'avoir à dire quelque chose comme "OK, dans 3 mois, Béziers, Narbonne, Castres et xxx n'auront pas de franchise -ni revenu de diffusion associé- et seront remplacés par les vainqueurs d'une mise en concurrence entre Nantes, Rennes, Strasbourg et Nancy, Lens, Rouen, Valenciennes, Tours, Metz et Saint-Etienne; vainqueurs dont les équipes seront si besoin montées de toutes pièces cet été, avec le soutien de la ligue et des autres franchises".
(NOTA: je provoque, mais le discours est réaliste et plus que plausible)
Reste le problème du statut de la future Fed1, car si ce sera bien l'élite amateur restreinte on y trouvera obligatoirement une part "pro" elle aura vocation i) à permettre à d'anciens pro de continuer quelques années, mais surtout ii) à des jeunes de commencer à s'aguerrir avant pour les meilleurs de rejoindre les franchises "pro".
Même si cela semble utopique, je pense que la solution à ce statut bâtard (entre amateur et pro) peut venir d'une association, coopération, partenariat entre les "pros" officiels (les franchises) et les équipes semi-pros de Fed1 (c'est plus positif que de dire bâtardes). Ainsi plutôt que d'avoir un effectif de 60 joueurs les franchises pourraient se contenter de 35 ou 40 mais en ayant des pré-accords avec des joueurs en fed1 et avec les clubs qui les forment et les font jouer. En gros d'un côté les franchises i) pourraient sous-traiter une partie de la formation et/ou entrainement préparation, et ii) devraient "rémunérer" (règles fixées par la ligue) lors d'une embauche "pro" le travail du/des clubs formateurs. Du côté joueur, il serait plus formateur et surtout plus motivant, tout en ayant un pré-contrat avec une franchise, de pouvoir joueur un championnat genre Fed1 resserré. On pourrait même envisager des partenariats encore plus poussés tels que des duos entre une franchise pro et une équipe de Fed1 (par exemple: Narbonne ou Carcassonne en Fed 1, associé à la franchise de Perpignan, Aix et Marseille, Béziers et Montpellier
). Cela me semble une bonne raison supplémentaire pour que le nombre d'équipe de fed1 soit en gros identique à celui du total des équipes pro (à ce jour ça serait 30 plutôt que 48, et demain 26 ou 28)