Jean Rumilly a écrit :Il me semble que c'est ce que tout le monde fait… Personne n'a cherché à faire grève du match face à Genève et chaque club les accueille dignement tous les dimanche (du moins je l'espère).
Il s'agit juste d'une question de bon sens. Ni plus, ni moins. Dans un contexte économique difficile pour tous les clubs, jouer à armes égales me semble être juste le minimum.
Ca ne veut rien dire “jouer à armes égales”. Personne, à aucun niveau, du plus bas niveau amateur jusqu'à la crête du professionnalisme ne joue véritablement à “armes égales”.
Il est d'autres paramètres, nombre d'autres paramètres que le seul “régime fiscal” qui concourent au fait que chaque situation est unique et que par conséquent rien n'est jamais comparable. Que ce qui constitue un avantage pour les uns peut devenir un désavantage pour les autres.
On peut citer en vrac : La situation géographique, le passé, le passif, l'aura qui auréole tel club ou pas, la densité de clubs alentour, le bassin de population “mobilisable”, la culture rugbystique préexistante dans le secteur ou moins voire pas, le prix du logement, les “entrées” dans les instances dirigeantes, l'appui + ou moins important des collectivités locales, l'épaisseur du tissu artisanal, industriel, la générosité de tel ou autre partenaire, la concurrence locale sur le “marché” du sport, l'ancienneté dans la division, les équipements à disposition (l'outil “ Stade” constitue un axe de développement), le tissu de bénévoles, la formation (on ne parle pas tjrs de simple qualité mais aussi de quantité), la “dynamique” du club (sur une courbe ascendante c + facile), la culture de la transmission versus les géguerres internes, l'épicentre de la politique sportive (s'agit-il d'uniquement “construire” une équipe sénior ou d'asseoir le club sur qq chose de + large ?)….Cette liste n'est pas exhaustive, il existe mille unes autres raisons qui font que l'égalité devant la compétition n'existe tout simplement pas !
Certains sont “avantagés”, vertueux (ou pas) à certains égards mais doivent porter un désavantage par rapport à d'autres.
C'est qd-mm un peu ironique que dans cette Nat2 où chacun voudrait se revendiquer voire glorifier le principe de la “pure amateurie” (je sais pas mais mon p'tit doigt me dit qu'il n'y a pas tant de mecs qui ça qui viennent y tâter de la gonfle pour un simple sandwich/jambon-beurre !!!!); le “régime fiscal” fasse l'objet d'autant d'attention…..
Si Servette s'était d'ores et déjà “construit” une équipe estampillée “ Top14” pour concourir en Nat2, il y aurait matière à s'offusquer. Mais tel n'est pas le cas !!!! On le voit pourtant presque chaque année, et à tous les étages de la compétition, des “équipes” engagées à tel ou autre niveau qui sont manifestement constituées d'une cohorte de mecs “recrutés” 2 , 3 voire 4 niveaux au-dessus et qui par conséquence dominent outrageusement leur division. Généralement, ces escouades “météorites” choppent un, parfois 2 titres pour le plus souvent ensuite, dans la décennie qui suit dégringoler voire faire pschiiiiittt. Ce n'est pas cette logique qui constitue l'alpha & l'oméga du projet Genevois. Une EDR parmi les + dynamiques de la région AURA, un nombre d'éducs diplômés rapport au nombre de mômes très au-dessus de la moyenne des clubs du secteur, des équipes Cadets & Juniors qui pratiquent en Nationale (une gageure pour un club d'à peine plus de 10 ans…je vois pas mal de clubs de N2 qui ont ces mms équipes inscrites en région), une “tenue” exemplaire sur et hors du pré pour les équipes fanion…
Bref, s'il y a lieu parfois de s'offusquer de “l'argent qui perverti tout” en matière de sport, très franchement pour ce qui est de notre discipline, ça n'est pas du côté de Servette que j'irais gratter prioritairement.