Avant de se poser la question sur le format du plus haut niveau Fédéral, il faut préalablement essayer de trouver si ce n'est consensus, a minima large adhésion sur le sens que le Rugby Français veut donner à cette division. Cette question préalable tranchée, le format se dessinera alors tout naturellement.
LA question…
En quoi consiste le sommet des divisions Fédérales ?
Option 1
Le graal, la finalité, le sommet ultime pour l'ensemble du rugby amateur ? Ce qui signifie dans les faits, puisque l'immense majorité des participants considère qu'on touche à un plafond de verre, qu'on s'inscrit dans une forme de déconnexion avec l'univers professionnel. On fait de l'entre-soi avec une espèce d'autocensure pour envisager d'aller tâter plus haut dans une large majorité de cas. Qqs-uns (de moins en moins au fil du temps de guerre lasse) feront régulièrement des va et viens avec l'univers professionnel. Des très rares exceptions qui franchissent durablement le rubicond. Sur le volet sportif bcp de rencontres avec un intérêt somme toute relatif en phase régulière hormis gagner contre le proche voisin. Dans pas mal de cas, on valide une forme de précarité pour le joueur, l'amateurisme marron devient la norme. Suivant ce dessin, ces desseins, c'est la formule "hautement élargie à 48 (voire plus) Clubs qui prévaut.
Option 2
L'antichambre de l'univers professionnel. Là, ça ressemble à l'actuelle Nationale. Une grosse majorité de pratiquants sous statut professionnel. Là, le hic, c'est de trouver les moyens de ses ambitions. Pas sur une saison ou un cycle court de 2 ou 3 saisons mais sur la durée. Parce que rien ne garantie, mm si on se met sur l'extrême fil du rasoir financier que l'objectif de promotion sera atteint dans ces délais ! Sportivement, ça se tient. Mais, “haute concurrence oblige”, on peut craindre le risque d'essoufflement sur du moyen terme. J'allais dire : “ Pas d'autre moyen que d'avoir des moyens”. Pour ce qui est de trouver des sources de financement autres que “propres” (style diffuseur TV), bon courage…On est, d'aussi bonne facture que soit le spectacle proposé, jamais que la queue d'un Dragon sport professionnel et forte dichotomie il restera avec les étages du dessus. 14 (tel qu'aujourd'hui), 12(allègement masse salariale pk moins de joueurs et désignation du promu précocement), 16 (plus de matchs = plus de rentrées), le tout en mono-poule ne changera pas fondamentalement la donne…Peu de gagnants, de temps à autres une grenouille se voulant bœuf.
Option 3.
Un lieu de convergence entre univers Pro et Amateur. Ca passe par un léger élargissement du nombre de participants (22, 24, 26, 28 ???). On reste sur un championnat de niveau élevé bien qu'on sorte du mono-poule... La proportions de stricto professionnels et les autres est de l'ordre de 60/40 voire 70/30 % (ne pas oublier que au sein mm des entités Amateur, il y a bel & bien des mecs dont c'est le métier !). Des entités amateur pour ce qui est du cadre juridique mais solide sur ses bases et/ou spécialisées de longue date dans la formation/valorisation du jeune joueur peuvent s'y installer durablement. On réduit un peu les distances, on augmente un peu le nombre de derby. Il n'est pas plus garanti pour les “cadors” qu'il y aura promotion au bout mais on reste sur des championnats solides qui à certains égards sont “préparatoires” (mm si certains tiquent sur le terme) au niveau professionnel. Les promus des championnats amateurs peuvent y vivre une belle expérience sans nécessairement tout remettre en cause. On touche là à un aspect des pblms actuels ! Parce que, si passer d'un statut 100% amateur à une société sportive n'est jamais qu'un jeu d'écriture; dans l'autre sens, détricoter une société sportive pour réembrasser le statut de 1901 ne se fait généralement pas sans dégâts. Bref, avec une division un peu élargie, on trouverait différents modèles tout en n'ayant pas à subir une pression écosystémique qui qq part “oblige” à courir des risques financiers.
C'est entre ces 3 options qu'il convient de trancher. Selon ce qu'on veut, le nombre de participants se dessine tout naturellement.