Pour moi, on ne peut pas créer un championnat sans en comprendre toutes les composantes. Lorsque l'on a créé la Nationale, cela s'est fait à la va-vite car les dirigeants avaient vu l'absurdité d'une Fédérale 1 à 60 clubs.
Il y a une logique systémique dans le fonctionnement d'un championnat. Plus on resserre le nombre de clubs, plus on augmente la concurrence et donc, les clubs vont s'armer dans un premier temps pour survivre. Ceux-ci vont pousser vers le haut les finances des clubs qui étaient dans la partie haute. Certains vont pouvoir, d'autres vont se ramasser.
Si l'on reprend ce schéma, il est nuisible pour tout le monde. On doit plus payer pour les bons joueurs, on a plus de frais de déplacements, notamment sur le fait de partir la veille car il y a plus de distances et il doit y avoir un encadrement et une structures renforcées.
Et c'est comme ça que des Chambéry et Suresnes ont avancé au détriment de Blagnac ou Hyères Carqueiranne qui ont tout bouffé. Et sur les favoris, Bourg et Bourgoin n'y arrivent plus.
Alors oui, c'est la faute des présidents, mais quand tu offres une Ferrari et que tu gagnes un Smic, tu ne la conduis pas. 4 clubs l'avaient compris à l'époque et ont décliné l'invitation.
On retrouve la même chose en N2.
Pour conclure, il n'y a pas d'autre solution que de revenir à une Fédérale 1 comme troisième niveau, afin de baisser les couts globaux des clubs. Ensuite, la clé pour réussir en Pro D2, c'est de pouvoir connaitre les promus avant la fin du championnat de pro D2 pour que les clubs puissent aussi recruter correctement.