Trop B.O. ! Et voilà. Il aura fallu 42 matches de ProD2 au RCME pour enfin réussir à marquer 5 points en une seule partie. On a beau avoir gardé en tête le magnifique souvenir des 40 grains passés il y a deux ans à une Section paloise qui s’apprètait à disputer une demie-finale d’acccession, il restait alors le regret de n’avoir pas pris ce premier bonus offensif. C’est désormais chose faite. Et ce fut bien fait tant la domination des Bleu et Noir a fait craquer l’équipe adverse au fil des minutes. Avec la défaite de Carca, nous voici désormais 11ème au classement après 40% du championnat. Et même s’il faut garder la tête froide devant les 7 points qui nous séparent ce soir de la zone de relégation, puisque nous avons disputé 7 matches sur 12 à domicile, il n’y a aucune bonne raison pour ne pas savourer pleinement ce succès. Cela faisait longtemps qu’on n’avait eu pour seule crainte lors d’une deuxième mi-temps de savoir si on allait réussir ou non à décrocher ce fameux bonus qu’on sentait à portée. Pourtant, Dax venait de confirmer devant Narbonne son prometteur redressement qui l’avait vu dominer Perpignan. Comme le disait l’un de ses leaders, ils ne venaient pas à Massy faire du tourisme. Et il faut bien avouer qu’en l’absence de certitude rapportée des derniers déplacements, les supporters massicois craignaient ce match charnière, face à la dynamique adverse, l’équipe massicoise étant à nouveau amputée de joueurs blessés. Une fois de plus, il a fallu au staff faire apparaître sur la feuille des joueurs inédits cette saison (Aubin Mendes, Antoine Gomez et Benoît Bonetti). On savait que le combat allait être rude et c’est bien ce qui s’est passé en début de partie, avec des Dacquois accrocheurs et des Massicois un peu fébriles qui avaient du mal à enchaîner face à un fort pressing défensif. Pourtant, petit à petit, la domination locale devint trop importante pour que les défenseurs ne soient mis a à la faute. Et c’est donc après plusieurs pénalités engrangées par Adrien Latorre que les Dacquois ont payé par 3 cartons jaunes (excusez du peu), leur combattivité défensive. Disons-le, j’ai trouvé l’arbitre plutôt disons sympathique avec nos joueurs au cours de cette partie. Serait-ce le bon effet produit par la discipline exemplaire des Massicois combinée avec les consignes de bienveillance à l’égard des équipes offensives ? Alors évidemment, avec un banc à la hauteur de nos ambitions, et une envie d’appuyer la où cela fait mal, la mêlée en l’occurrence, Dax a commencé à craquer de partout et les joueurs frais ont bénéficié du travail de sape du début de match. D’autant, qu’avec enfin un premier essai, marqué à la dernière minute de la première mi-temps, le score passé à 22 – 6 avait sonné le glas des ambitions landaises jusque-là préservées par un concours de pénalités. On pourra toujours dire que l’opposition était faible, mais où les Dacquois ont-ils pris 50 points ? Il fallait savoir prendre le match par le bon bout pour les éteindre peu à peu. D’ailleurs, qu’ils aient marqué le dernier essai à quelques minutes du terme de la partie est un juste hommage à leur détermination. Je laisse aux journalistes le soin de décrire les points marqués. Je voudrais par contre mettre en éxergue quelques joueurs, même si je sais bien que tout vient du groupe. Erwann Iapteff, pour son véritable retour ce coup-ci après sa petite apparition face à Béziers, a permis à la tête de pont massicoise d’asseoir sa domination tout au long du match, permettant même enfin à Davit Ashvetia et à Datchi Kuparadze d’économiser quelques forces pour les prochaines échéances. Fernando Lopez a pris l’ascendant sur son vis-à-vis à chaque mêlée. Après que Mike Tadjer ait fait preuve de beaucoup de combattivité au près et de sérénité dans ses lancers en touche, Joachim Algisi, lors de sa rentrée a immédiatement fait fructifier la domination massicoise et a démontré sa belle lucidité. La deuxième ligne du début de match, Martin Purdy et Fakataha Molitika a été colossale. J’espère que la blessure au mollet de Martin est bénigne. Et ainsi, de la même façon qu’en première ligne, Andrew Chauveau et Pablo Huete, lui aussi un peu épargné en ce dimanche, ont pu faire avancer la belle mécanique Bleu et Noir. S’il n’a pas paru revenu à ses 200% habituels, Bakary Meïte a fait une belle rentrée pour notre plus grand plaisir. Quant à Shalva Sutiashvili, plus il y a de combat, meilleur il est. Quelle activité dans les duels ! Je souhaite que Christophe Desassis qui est sorti un peu sonné et avec une coupure récupère très vite pour nous régaler par son infatigable activité. Et enfin, quel plaisir que de revoir sur le pré Antoine Gomez qui n’a pas loupé l’occasion d’ajouter un essai à son palmarès. A la mêlée, Grégory Coudol a rayonné en ce dimanche. Les quatre ou cinq défenseurs qu’il a mis dans le vent avec ses feintes de passe de filou, sur le petit côté après mêlée qui se termine par le premier essai ne sont que les victimes de sa belle maîtrise des évènements. Benjamin Prier a apporté sa vitesse en fin de partie. Que dire d’Adrien Latorre, sinon qu’il faudrait comptabiliser ses plaquages et le nombre de fois où il a cassé la ligne pour les ajouter à ses 30 points du jour (5 pénalités, 5 transformations et un essai pour faire bonne figure). Il s’envoie tellement qu’on s’habitue à le voir au tapis deux trois fois au cours de chaque partie. Au centre Antoine Ratinaud a été sobre et efficace. On a surtout retrouvé avec plaisir les prises d’intervalles de Jean-Baptiste Dimartino, tranchant cette après-midi. A l’aile, Dylan Diemer et Latuselu Vaïlea ont fait un sans faute. Quant à Aubin Mendes, il s’est rappelé à notre bon souvenir en n’hésitant pas à tenter en plusieurs occasions dès ce premier matche de reprise. Enfin, Benoît Bonetti a joué juste et n’a eu que très peu de déchet. Il a brillé sous les chandelles. A la finale une belle journée qui nous aura comblés. Vincent Raymond, ancien joueur du club et sa « bande à Panam », venus nous enflammer (bénévolement) avec leur banda ne se sont pas trompés de match. J’espère qu’on les reverra et entendra bientôt. Sûr que Nicky, s’il avait pu voir ses anciens partenaires gravir cette nouvelle marche dans l’escalier de leur progression, aurait été fier de son équipe, de son club et de son public. Plus que la minute d’acclamation qu’on lui a adressée avant le coup d’envoi, la photo que les joueurs en fin de partie ont été prendre devant son portrait géant, va marquer pour toujours l’affection que nous lui portons. En ce jour d’adieu, il fallait qu’elle soit belle la victoire que tout le monde au RCME voulait lui dédier. Tot siens, Nicky !
Dernière modification par Massy-pas les autres... (24/11/2014 01:12:35)