Un portrait de Florent Bonnefoy manager du Stade Nantais dans Ouest France du 28 décembre (principaux extraits)
Vitry sur Seine reste le point de départ de son parcours. “Avec Florent, on a eu une dérogation quand on était tout petit pour commencer le rugby. Nos pères jouaient à Vitry. On a donc pu commencer le rugby à 6 ans. C'est là où tout a débuté, on ne s'est pas lâché depuis ce moment là” raconte son ami d'enfance Vincent Ouzet, aujourd'hui coach des Crabos du Stade Français.
Fort de solides références en Ile de France en tant que coach, PUC (Fédérale 2) , Racing 92 (Crabos/Espoirs) Stade Français (Crabos) , Florent Bonnefoy devient cadre technique fédéral en région parisienne
De 2017 à 2023, il est responsable du centre de formation du RC Vannes où il rencontre Florian Plu préparateur physique qui le rejoindra au Stade Nantais en 2024. "Pour lui, Vannes représentait une vraie opportunité d'être le manager du projet. Il a cette capacité à transmettre et à développer ses entraîneurs. Il s'épanouit dans ce rôle, et à Vannes, il avait toutes ces opportunités" confie Vincent Ouzet
Depuis son arrivée au Stade Nantais en 2023 " Florent fonctionne toujours de la même manière. Même si un joueur a 37 ans, son objectif reste de le faire progresser. Ce qui change, c'est le contexte. En espoirs, son objectif, c'était de développer les joueurs pour qu'il puissent s'entraîner avec les pros.
Avec les seniors, c'est différent, ce qui compte, ce sont les résultats et la compétition. Mais le fil conducteur reste le même. Il n'y a finalement qu'un
changement dans l'orientation des objectifs " analyse Florian Plu
Le coach autrefois sanguin a gagné en sagesse et n'hésite pas à se remettre en question comme le souligne Sophie sa compagne “ Florent est quelqu'un qui se remet beaucoup en question, qui prend du recul sur ce qui se passe, qui sait s'apaiser. Je le trouve meilleur dans la relation humaine et dans la manière de dire les choses que ce ce soit à la maison ou au rugby ”
Passionné par le rugby, Florent peut revoir la vidéo d'un match jusqu'à trois fois le lendemain
Toujours positif avec son groupe il analyse la saison avec le classement anglo saxon et sait motiver ses joueurs dans le vestiaire même quand le score est défavorable à la mi-temps. Sa capacité à transformer la pression en énergie collective est ce qui fait la force son management
Le surnom de “l'Américain” lui colle à la peau depuis la saison 2014-2015 (PUC) et un discours ponctué de références à l'Amérique à la mi-temps d'un match à Dijon après les attentats à Charlie Hebdo en janvier 2015
Un surnom qui peut être continuera d'inspirer les joueurs du Stade Nantais jusqu'en 2028