Coco01 a écrit :Un truc a changé dans le management c’est FE en tribune pour la deuxième MT … plus expressif en tribune d’ailleurs il a passé son temps à s’agacer …
sinon je le reste je m’attendais à rien et j’ai quand même été déçu …
Deux équipes bien pâles qui offrent un spectacle affligeant de nullité …
je crois qu’on aurait pu passer tout le match avec le ballon en Main on aurait jamais breaker La Défense adverse mais alors jamais … Heureusement qu’Audric a eu deux relances pour faire frissonner un peu le stade parce que le reste d’un ennui …
Je pense que tu touches au nœud du problème dans le jeu Bressan en soulignant le fait je te cite : “qu'on ne Breake pas la défense adverse”. Cette stérilité offensive mais plus encore cette incapacité à générer du désordre (parce que l'un ne va pas sans l'autre) dans l'organisation adverse est rédhibitoire à ce niveau de pratique pour espérer exploiter des gonfles “ bonnes à jouer”. C'est bien beau d'essayer de réciter un truc “strategico-technique” vu à l'entrainement (ou imaginé à coups de Data ou de Vidéos) mais à ce jeu, si tu n'éparpilles pas un minimum l'adversaire d'abord, tu le laisses défendre dans le confort, par extension tu attaques dans l'inconfort…
Je suis au regret de constater qu'on touche peut-être là aux limites du management selon FE et consorts. J'ai toujours tendance à me méfier quand les mecs annoncent un peu péremptoires en début d'exercice qu'il y aura foison de jeu avec eux. De l'intention (ou supposée comme telle) à la réalisation, il y a souvent un delta.
Ca donne un peu l'impression d'un management avec aux commandes un mec qui s'entête à “entrainer” (quoi d'entrainant ?) son équipe pour pratiquer un jeu tel qu'il se l'imagine (ou tel qu'il le rêve) plutôt qu'ambitionner un jeu qui correspond véritablement à l'effectif tel qu'existant. Ca doit passer son temps à reciter des “combines” souvent toutes plus alambiquées les unes que les autres mais ça en oublie l'essentiel qui est de gagner la ligne d'avantage, de valider via un ruck bien fermé les rares fois ou c'est le cas. Bref, j'ai comme la sensation que la prise d'initiative, la part d'adaptation à l'instant T, la libre interprétation du joueur en fonction de son ressenti, ce que d'aucuns nommèrent hier “l'intelligence situationnelle” sont bel & bien gommés du logiciel dans cette équipe au profit d'un truc “supposément” maîtrisé stratégiquement. Exemple : Quel intérêt d'avoir sur le pré les pattes, le jump, la “jouerie”, la jeunesse du triangle arrière tel que composé au départ si c'est pour avoir comme principal fil conducteur de mettre le pieds dans le champ profond ? C'est antinomique avec le principe d'optimiser ce que tu as sur le pré. Ces profils de joueurs il faut les alimenter, a fortiori dans le désordre, c'est là où ils donneront la quintessence de leurs qualités. Tu ne peux pas demander à Sanlaville, Perrette ou DeFleurian d'assoir leur vis-à-vis via un “passage en force” face à une défense en place, ils ne sont pas calibrés pour ça. Par contre tu dois envisager un jeu qui ambitionne de les alimenter notamment sur les ballons de turn-over. C'est dans ces situations, ce contexte qu'ils donneront leur pleine mesure ! Si à l'initiative de ses ballons de Turn-over tu as comme hier un Lacombe ou un Doy qui sont “consignés” pour balancer un coup de pompe axe terrain à quoi bon aligner ces profils de joueurs sur la feuille ? J'appelle ça, jouer “contre nature”. Quand je vois le petit Defleu qui trépigne de faire valoir ses step's et qui en un an de pratique sous l'égide de FE a du toucher 1 ballon ½ en situation de duel 1 vs 1, je me dis quel gâchis !
Plus généralement, c'est d'autant plus dommage (et dommageable) que je suis persuadé que l'effectif tel qu'existant est justement “calibré” pour correctement s'exprimer dans le désordre ! On ne peut pas dire qu'on a un paquet d'avants de type rouleau compresseur, on ne peut pas dire qu'on a un profil d'équipe “froid & pragmatique” pétri de vice ou de métier par contre, je crois qu'il y a suffisamment de mobilité pour envisager de produire du jeu dans toutes les zones de terrain en rendant non-seulement permissive mais plus encore en y allant d'une forte incitation à tenter des choses.
Conclusion : L'équipe ne “breake” pas les défenses pas tant parce que les mecs ne savent pas le faire mais parce que la chose n'est pas rendue possible avec un jeu empreint de frilosité…