Peut-être, qui sait; USBPA se heurte t-elle au syndrome du staff pléthorique amené à cohabiter mais avec des contours de missions, de prérogatives pas assez clairement dessinées ou a l'inverse au format trop rigide ??? Au-delà du spécifique, les techniciens devraient pouvoir aussi s'alimenter les uns, les autres en vision globale, sur une perception des axes de travail à améliorer. Bref, chacun à sa place mais chacun doit aussi et surtout pouvoir amener son écot, son expérience, sa vision du truc y compris au-delà de son propre champ de compétence. In-fine, c'est bien sûr le MG qui prend ou ne prend pas les différents retours mais la parole de tous doit être libérée. Sinon, chacun s'enferme dans sa chapelle et l'intérêt d'avoir un staff nombreux devient somme-toute relatif voire pire contreproductif pour tirer le meilleur d'un groupe dans le sens où les tensions et autres mal-être sont par nature communicatifs. L'image du Manager omnipotent, fort en caractère et qui amène tout le monde dans son sillage souvent vendue par média interposé comme la clef (unique et universelle) de la réussite est parfois écornée à l'épreuve des faits. En "professionnalie", quasi tous les clubs embrassent ces codes. A la fin, il n'y en a qu'un qui gagne, certains qui patinent, certains qui mm descendent nonobstant la supposée aura que constitue un nom aux manettes.
Par ailleurs, je ne veux pas ressasser le passé mais force est de constater que FE, c'est l'antithêse de YB. L'un fait valoir un gros passé de joueur international, l'autre pas. L'un arrive avec une expérience réduite de la conduite d'1 groupe sur la durée, l'autre "pèse" 15 saisons de pratique dont l'essentiel au niveau où USBPA opère cette année. L'un découvre les us et coutumes locales, l'autre en est l'un des instigateurs. L'un tend à vouloir capter la lumière, l'attention quand l'autre opte plutôt pour la discrétion (cf : Langage corporel lors des conf avec FE qui trône au centre dans la posture du chef de meute qd YB tassé sur son siège se livre peu, donne plus de latitudes au joueur pour s'exprimer.). L'un s'appuie sur un carnet d'adresses de mecs connus pour étoffer son staff, l'autre va chercher le technicien qui connait le niveau de pratique. Bref, deux approches, deux sensibilités, deux façons de faire qui sont aux antipodes.
C'est une rupture on ne peut plus nette sur la manière de manager un groupe. Je ne sais pas si ce choix s'imposait alors nécessairement mais j'imagine qu'il fut décidé parce que s'imaginant par la force des expériences répétées qu'USBPA se heurtait de fait à un plafond de verre qu'il convenait de faire voler en éclats ? Pour l'instant, force est de constater que le collectif Violet s'inscrit dans une dynamique peu ou prou dans les mms standards que sous la mandature précédente. Pas véritablement de rupture tant dans le jeu que les intentions. Pas pire, pas mieux...A la différence près que les attendus du public sont montés d'un cran. Quoi de plus normal ? Les choses ont été "vendues" comme étant l'an 1 d'un USBPA nouveau qui allait tutoyer d'autres sommets !!!. Pour l'instant, le compte n'y est pas vraiment. Rien n'indique pour autant qu'il n'y sera pas au bout du process (à l'instant T Bourg reste dans la course pour l'étape 1 = Qualif dans les deux), le système étant ainsi fait que c'est à la toute fin qu'il s'agit de gagner. C'est tout le mal qu'on souhaite au collectif Violet mm si les indicateurs d'aujourd'hui sont un tantinet flous.