MAC J a écrit :
Dans cette bouilIie de rugby en première mi temp coté bressan , je notes quand meme une excellente prestation de Thedorosvilli et une catastrophique de Defleurian defensivement.
C'est drôle comment qd on s'attelle à décortiquer les prestations individuelles dans un collectif indigent, la perception qu'on peut en avoir est souvent différente d'une personne à l'autre...
Concernant Defleurian, je pense l'exact inverse et que c'est paradoxalement sur la dimension offensive qu'on peut emettre qqs réserves sur le match d'hier. Sur la dimension défensive, on parle d'un ailier (qui n'est pas à ranger à proprement parler dans la catégorie des ailiers-forts si on considère taille & kilos) qui a eu à gérer défensivement un nombre incalculable de sous-nombres avérés dans son couloir.. Dans cette situation, quelle autre solution que de se positionner dans la ligne de passe pour déconnecter le porteur de ses soutiens exters dans le sens du jeu, l'obliger à garder et ainsi anihiler le surnombre ? Dans cette forme de défense un peu contrainte; à charge au coéquipier à l'intérieur de l'ailier de prendre son plaquage ou a minima d'ètre sur site pour ralentir le mouvement, les exters étant fermés. Si le soutien défensif inter est en retard ou rate son geste défensif l'ailier n'a plus que comme solution que de défendre en poursuite...Si en poursuite, le vis-à-vis va aussi voire plus vite; ça peut donner l'illusion d'un défenseur à la ramasse mais en réalité, c'est toute la chaîne dès le départ qui a eu un saut. Ce que je veux dire c'est que ce n'est pas toujours parce que ça franchi dans une zone en particulier que c'est le seul occupant de cette zone qui doit en porter l'entière responsabilité. J'ai vu bcp de situations où les défenseurs hors-couloir étaient un peu en retard à la différence des Dacquois où les ailiers ont eu des situations défensives autrement plus confortables à gérer en pouvant s'aider du meilleur défenseur naturel que constitue la ligne de touche l'épaule inter étant correctement couverte par le coéquipier...
Quand plus haut, je disais qu'il convient peut-être de sortir un peu des salles de muscu pour appréhender le jeu de façon + globale; sous cet aspect on rentre exactement dans ce cadre des choses qui se travaillent collectivement. Ce n'est pas d'hier et bien que pour partie les hommes aient été changés que USBPA rencontre des pblms sur l'organisation de la défense en ligne (à considérer ainsi que le pblm serait plus d'ordre systémique qu'individuel ? Je pense qu'il y a de ça !). On a longtemps cherché les "causes" de la descente de Prod2 ? C'est évidemment multifactoriel mais une défense de ligne très, trop vite aux abois au 1er coup d'accélérateur venu en est me semble t-il une des composantes majeures. Je n'ai pas vu d'évolution sensible sur ce qui d'évidence constitue une vraie faiblesse dans le jeu Bressan depuis un an. Qq part, le départ de l'action sur fermée qui amène le 2nd essai Landais ressemble au départ étrangement à l'essai encaissé à Oyo dans une zone de lancement très comparable. On n'est pas dans un pblm de réorganisation après X temps de jeu mais bel & bien dans un pblm d'organisation face à un lancement somme-toute assez basique plutôt facile à lire..Une mélée légèrement tournée, deux passes = Un surnombre défensif avéré quasi-impossible à gérer pour l'ailier sur un espace qui va au-delà du couloir ! Un temps de jeu plus loin ça fait bingo...
Concernant Defleurian (et peut-être plus généralement les ailiers, là aussi pas que sur le match d'hier), on peut par contre amener qqs réserves sur l'apport offensif. Je trouve dommage que nos ailiers ne sortent pas assez de leur zone de confort, restent scotchés prês des lignes dans l'attente de ballons qui ne viennent presque jamais (ou quand c'est le cas, ce n'est pas cadeau-cadeau), ne viennent que trop peu se proposer à l'intérieur du 10 voire au-delà, ne poussent pas la logique du dézonage jusqu'au bout les rares fois où ils le font, ne viennent pas franchement au contest-aérien sur les coups de pieds offensifs, n'anticipent pas assez la passe au pieds en bout de ligne...
Ce que je veux dire c'est qu'à ce jeu et selon ma vision du truc; l'ailier doit parfois représenter une forme de fantaisie dans le jeu, casser un peu les codes, proposer l'inattendu au milieu d'une somme d'attendus que constitue une équipe de Rugby. Vu sous cet angle, le compte n'y est pas. C'est en s'inscrivant parfois un peu hors-cadre qu'un ailier peut constituer une véritable plus-value pour un collectif. Là, ça donne l'impression qu'un joueur comme Defleurian n'ose pas s'approprier franchement LE jeu pour faire valoir SON propre jeu...Je pense par exemple à une touche jouée vite en mileiu de seconde mi-tps où il hérite de la gonfle axe terrain avec une défense qui monte non-alignée, il prend le parti du jeu au pieds décroisé (en soit pas mal réalisé) alors que l'occasion lui était donnée de faire valoir ses qualités de joueur de duel ! Bref, je trouve que nos ailiers ne tentent pas assez...La chance sourit généralement aux : " Un peu audacieux"...
A l'opposé pour ce qui est de Tevdor; je trouve là-aussi qqs paradoxes. Oui sur les bases du pilier, la mélée, on est sur du positif. Je trouve de surcroit qu'il a bcp gagné en mobilité en étant présent dans le jeu au-delà du 1er périmètre autour des rucks. Mais en même temps on peut regretter qqs errements collectifs qui n'ont pas permis d'exploiter pleinement le fait qu'il semblait prendre la mesure de son vis-à-vis ! Je m'en ouvrais à la mi-temps avec Faure qui introduit un peu trop tôt ne lui laissant pas le temps de s'installer (1ère mélée en seconde avec Valençot qui introduit un peu moins vite = pénalité !) mais aussi peut-être une mélée ou deux qui auraient gagnées à garder qqs secondes de plus le ballon dans les pieds du 3 ligne pour valider une domination aux yeux de l'arbitre...Dans le jeu courant, oui, Tevdor a été plus actif que ce qu'il nous avait montré par le passé mais on peut aussi regretter une paire de ballons perdus au contact et lors des passages au sol....
Pardon si c'est long mais au travers de ces deux exemples; je trouve puisque la formule du w-end est "mise en chantier", que ça met en lumière un certain nombre d'errements, d'hésitations sur lesquels il convient de travailler pour franchir ce cap qu'on espère tous.