C'est sûr que cette victoire fait du bien au classement mais aussi au moral aussi bien des troupes j'imagine, que du public.
Après, la question est : Qu'en faire ?
Le déplacement à Périgueux et je rejoints PG ne doit surtout pas faire office de sas de décompression. C'est l'histoire du soufflé quoi. Quand ça monte rester vigilant pour garder la bonne température afin qu'il ne retombe pas illico…
Un résultat ou a minima une prestation aboutie aura(it) pour vocation de marquer une forme de rupture presque définitive (il y aura bien sûr tjrs des matchs off avant la fin du championnat) avec les balbutiements non seulement du début de saison mais aussi des saisons précédentes.
Je parle de rupture parce que tant dans sa composition, mais surtout sa structuration, que dans l'approche mentale l'équipe alignée face à Nice m'a parut (enfin !) ne plus porter le poids, presque le fardeau de l'héritage d'un passé récent.
Ce que je veux dire, c'est que ces 60 minutes ne doivent pas rester un coup d'éclat ou une parenthèse enchantée mais bel & bien se transformer en matrice d'une nouvelle approche de la compétition.
Ca passe par une petite redistribution des rôles, attributions et statuts, un plus large partage des responsabilités, rappeler à chacun des acteurs sans exception aucune de l'importance de ne pas se disperser à torts, le plus souvent “ à travers” pour se recentrer sur l'accomplissement plein des tâches les plus simples (le oh combien pénalisant sur le plan collectif du : “ J'veux faire tout certes avec entrain mais in fine, je ne fais rien de spécifique 100 % abouti” !!!!!). L'exemple vendredi soir repris avec justesse ici-mm par Coco, d'un Baradel, je ne dirais pas métamorphosé mais peut-être rassénéré par un temps de pause est parlant. On a retrouvé ce joueur de 3 aile qu'on a adoré il y a un moment déjà. Un mec, plein de sève, efficace au 1er plaquage, utile pour perturber les 1ers tps de jeu adverse, avec des déplacements réfléchis qui le positionnent dans les bonnes zones où son capital joueur est optimisé. Pas le joueur à qui on voulait faire en mm tps porter capitanat, le rôle de forceur de verrou, celui de protecteur du jeune coéquipier, d'asticoteur de l'adversaire; celui qui se voudrait en mm tps au mastic et en mm tps en leader technique. Vaste programme mais finalement la meilleure manière de perdre ce qui est l'essence mm du joueur…Je prends l'exemple de Baradel mais il vaut aussi pour qqs autres.
J'espère que ces 60 minutes serviront pour et à pas mal d'égards faire table rase du passé.
Certaines nouvelles têtes font mieux qu'émerger, les “un peu plus historiques” doivent s'insérer dans un système un peu plus globalisant, sensiblement différent dans l'approche psy de ce qu'ils ont connu sous la tunique Violette par le passé. Ne pas considérer que le nouveau doit nécessairement s'insérer dans un fonctionnement tel que préalablement existant mais plutôt considérer qu'un autre cycle avec peut-être d'autres codes, une autre approche de la compétition s'ouvre au bénéfice de tous ?
Peut-être (?) que RS a commis l'erreur de vouloir activer prioritairement le levier “rédemption” sur le début de la compétition ? Les 60 minutes qui font notre bonheur (comme quoi, il en faut pas tant que ça pour rallumer la flamme) tendent à prouver que c'est plutôt sur l'activation de nouvelles ressources, d'une manière nouvelle d'appréhender la compétition qu'il convient de capitaliser !