Je vais me rallier au panache de PG qui disait avec une certaine justesse avant saison il faut le reconnaître, qu'il convient d'attendre la fin du bloc trois pour jauger (je n'ai pas dit juger hein !) du potentiel définitif de l'équipe, accessoirement du bien-fondé de l'action de ceux qui la cornaquent….
Quoi qu'il en soit on a qd-mm d'ores et déjà qqs tendances ou plutôt se dessinent qqs horizons. On trouve ici-mm, un presque consensus pour considérer que, s'il y avait un maintien “confortable” au bout de l'exercice, ça ne serait déjà pas si mal ! Un maintien “confortable” signifiant “pas dépendant du résultat des autres” et/ou pas sous la pression d'un résultat “obligatoire” qd se profilera l'ultime journée (après vérification, l'ultime journée proposant un déplacement à Niort, le présent vœu trouve tout son sens !).
Cette estimation partagée par bcp se base d'abord et avant tout sur le contenu des matchs. A fortiori si on considère les rencontres déjà jouées sensément plus abordables que d'autres à venir .
Si on considère le seul volet “ comptable ” (après tout, c'est, LE juge final ! ); USBPA est sur une courbe de performances à la hausse pour ne pas dire exponentielle là est le paradoxe ! Là je ne parle QUE de chiffres bruts. J1 = 0 pt à Chambé, J2 = 2 pts à domicile c mieux, J3 = 2 pts à l'extérieur c mieux, J4 = 4 à 1 à domicile c mieux, J5 = 4 à 0 à domicile c encore mieux. Si la logique mathématique en terme de suite prévalait, les Violets devraient en toute logique s'imposer 5-0 à Narbonne…Autre alternative mathématique, peut-être (?) sont-ce des cycles identiques sans cesse renouvelés ? Auquel cas, si c'est 0 à Narbonne pour ensuite faire 2, puis 2, puis 4, puis 4 pour ensuite renouveler le cycle; je signe aussi ! Ca signifierait un “Britannique” à zéro soit installation dans le ventre mou…
Bon allez, j'arrête là mes circonvolutions matheuses ( d'autant que l'élève de 3ème B que j'étais considérât longtemps Pythagore et autre Thalès plus encore comme des tortionnaires des adultes en devenir que nous étions, que des libres penseurs !!!!).
En vrai, l'impression générale partagée par bcp, qu'on exprime avec des termes différents tient en deux points. Deux points mais oh combien importants…
1/ L'impression qu'il n'y a pas à ce jour de progression significative en qq domaine que ce soit ? ( Hormis peut-être les sorties de camps ?). Considérant qu'on est dans une logique d'équipe en reconstruction, d'où aussi l'intérêt de laisser encore un peu de temps comme le préconisait PG ?
2/ L'impression que ne se dégage pas véritablement un domaine précis sur lequel s'appuyer prioritairement pour se faciliter la tâche ? J'allais dire: “pour en faire son fond de commerce”…Ca c'est à mon sens plus inquiétant sur le long terme que le point un.
Bien sûr, tant sur le point un que deux, il convient de ne pas considérer les choses comme définitivement actées. Par exemple, je sais par expérience pour l'avoir vécu que la progression d'un collectif si elle se fait le plus souvent marche par marche, par paliers, par étapes successives, “Légo après Légo”; il est parfois, mm si c'est rare, des collectifs qui fonctionnent par rupture on ne peut plus brutale. Sans trop savoir véritablement pourquoi (??? en tout cas, moi j'ai pas la réponse !), d'un coup, d'un coup d'un seul tout se décante, les rouages se mettent à s'emboiter parfaitement, une dynamique nouvelle qui n'était presque plus attendue se met en place ! En qualité d'entraîneur, je l'ai vécu une saison auprès d'un collectif. C'est assez perturbant sur le plan émotionnel mais ça reste gravé comme une des plus abouties pour pas mal de mecs que je croise encore. Je me souviens, non sans émotion de CE match en particulier où aucun indicateur préalable (et mm pire, on l'aborde ce jour-là peut-être encore plus à poil, plus mal “lotis” que les fois précédentes !!!!) ne laissait supposer qu'il y aurait rédemption…Il ne laissera aucun souvenir impérissable sur le strict plan du jeu, la victoire fut d'ailleurs plus qu'à l'arrache, mais, chacun des participants à senti confusément en son for intérieur ce jour là qu'une nouvelle connexion entre les mecs était née, qu'ils tenaient un truc sur lequel s'appuyer pour la suite ! C'est ce fameux match “fondateur”, plus encore que “référence” si souvent (trop ! ou mal-à-propos !) invoqué mais qu'en réalité on ne rencontre pas si souvent…Les matchs suivants et jusqu'au bout de la saison furent d'une teneur radicalement différente pour ne pas dire diamétralement opposée tant dans l'approche mentale que sportive de ce qu'on avait vu précédemment. En exagérant à peine le trait je dirais que les mecs sont passés de but en blanc du statut d'agneaux acceptant l'abattoir sans ciller à celui de Loups insatiables ! Sur la phase retour, combien de fois ai-je entendu l'entraîneur adverse me dire après match : “ Mais c'est la mm équipe ?”. Moi de lui répondre oui, ils restaient à chaque cois ! Pour l'anecdote, le retard accumulé ne permis pas d'aller choper qualif mais il s'en fallût d'un poil de c--. Bref, des fois, mm si c'est l'exception les mecs trouvent LE truc, d'un coup d'un seul…
Conclusion : Bien que peu d'indicateurs nets si on considère le déjà vu, ne laissent à supposer une suite du feuilleton tellement plus réjouissante; j'accorde cependant encore un peu de temps, un peu de crédit en me disant que sait-on jamais ? Pas sur un “malentendu” non, non, parce que le “coup de chance” n'est par essence qu'un coup et que l'exploit d'un jour ne suffit pas dans un championnat. Mais plutôt sur un espèce de déclic collectif, une prise de conscience généralisée qu'il y a possibilité de faire mieux avec ce qu'on a. Bien sûr, le collectif Bressan n'est pas intégralement constitué d'une litanie de joueurs pétris de talent au point qu'ils seraient majoritaires à pouvoir prétendre pratiquer tellement plus haut en terme de niveau. Mais, on n'est pas non-plus irrémédiablement sous-équipés en joueurs de qualité (c'est très exagérés ceux qui avancent ça), ce qui grèverait toute possibilité de faire autrement mieux. Ca, je ne le crois pas (ou pas encore…). Bref, mm si le temps est compté, il est loin d'être trop tard pour contredire les ( parfois trop ?) défaitistes, pessimistes et autre déçus que nous autres supporters sommes ici-mm ou le long de la main courante…Ou pour parler différemment, je suis persuadé que les mecs ont ce qu'il faut pour a minima s'éviter une toute fin de saison tendue de chez tendue ! On n'en demande pas plus.