Merci pour le partage PG. Et oui, il y a matière à réflexion(s)…
Car, au-delà des “fragilités” (je mets les guillemets à dessein, pq, dans une société qui valorise à outrance la performance, ce qui est dénommé ainsi tient souvent en réalité de “qualités humaines !), les actes de désespérance (qui prennent des tournures protéiformes) sont très, trop souvent, aussi un peu la conséquence du fonctionnement de tout un écosystème, du terreau mm dans lequel l'homme devrait s'épanouir…A cet égard, chacun d'entre nous, participant au dit ”écosystème" est un peu concerné, un peu responsable. Ce n'est pas parce que les responsabilités sont presque toujours diluées dans ces situations que ça exonère chacun de son propre travail d'introspection.
Pour avoir assisté au “spectacle” (là aussi, j'y mets des guillemets parce qu'on est véritablement à mi-chemin entre le Show et la conférence sociologique) de Rapahaèl Poullain (ex-joueur Pro) : “ Quand j'étais Superman”, on touche aux limites et conséquences directes des injonctions environnementales à être toujours et quoi qu'il en coûte dans la performance, rien que dans la performance. Pour ceux qui ne connaissent pas, je vous invite à aller chercher sur YT et mm mieux à dévorer le bouquin.
Autre référence, mm si on touche à une autre problématique (mais qui a ceci de commun de s'épanouir sur un environnement qui adopte la politique de l'autruche nonobstant les signes évidents de mal-être), les conférences “ déchirantes” de Sébastien Boueilh (là aussi ex-rugbyman) fondateur de l'association Colosse au pied d'Argile (là aussi, je vous invite à aller voir, accessoirement à vous montrer donateur).
Les choses concourent qq-part de la mm logique. Un “système”, un homme sensé s'épanouir (ou qui en donne l'impression) dans le dit système, beaucoup d'effets pernicieux dans la construction du dit “système” qui passent dans la case pertes & profits et qui peuvent aller jusqu'à détruire…
Souvent, je prends ici-même la liberté de dénoncer un certain nombre d'incohérences dans l'organisation mm du système et plus particulièrement sur le volet formation que je connais le mieux. J'ai la conviction que beaucoup de problèmes qui ressurgissent parfois longtemps plus tard trouvent leur source à ce moment là. Homme terrain, acteur direct et in situe dans la formation, ayant donc la prétention (d'aucuns diront : 'l'outrecuidance d'affirmer" mais j'm'en cogne) d'avoir un peu de connaissances du sujet; je m'en suis souvent ouvert directement à des dirigeants et/ou responsables fédéraux (de tous bords) des trucs qui clochent. Quand en retour ce n'est pas “ Quéquidit ? ” ( = totale déconnexion !!! ), c'est le plus souvent “ Cause toujours, c'est bien gentil tout ça mais show must go on”…
Peut-être que certains considèreront que c'est un gloubi-boulga de bons sentiments ? Tant pis, moi je considère que nombre de drames qui touchent voire parfois qui vont jusqu'à endeuiller le rugby ont pour dénominateur commun l'environnement dans lequel les mecs baignent.
Un môme qui se noie en bord de plage Sud-Africaine, des familles endeuillées parce qu'un rugbyman plein comme un oeuf a emprunté le périph Montalbanais à contre-sens, des violences, presque toujours sous l'emprise de je ne sais quoi, parfois conjugales quand ce n'est pas à l'adresse de personnes qui n'ont strictement rien demandé, le coup de poing à propos de tout et n'importe quoi qui est associé à un acte de “courage”, les excès en tous genres, le mec qui décide de quitter ce monde…Tous ces drames, ces âmes, ces vies brisées, sont l'émanation des trajectoires différentes. Mais, qui sait, n'est-ce pas aussi la conséquence d'un “terreau” qui a fertilisé qqs mauvaises tendances ? Cette injonction sociale à toujours être fort et plus encore dans le rugby à braver le danger ? Ces excès que l'on taxe parfois trop vite de bain culturel ? Boire plus que de raisonnable, cacher, taire ses propres peurs ou faiblesses…" Cachez cette faiblesse que je ne saurais voir" est souvent le leitmotiv! N'y a t-il pas un peu (trop) de ça dans ce jeu qui nous passionne ???