Coco01 a écrit :Highlander a écrit :Coco01 a écrit :ERASMUS signe à Grasse
C'est un signe des temps… on vient de franchir un cap où de très bons joueurs ne trouvent plus de clubs pro pour les payer. Triste pour Christiaan qu'on a beaucoup apprécié à Bourg. Peut-être aurait-il dû rester après la défaite à Grenoble qui nous renvoya en nationale, peut-être pas… le miroir aux alouettes des clubs au dessus de Bourg en aura gâché, des carrières…
J'attends de voir ce qu'il va advenir de Élie De Fleurian…
je ne suis pas entièrement d’accord parce que Christian a malheureusement le défaut de ne pas être JIFF… Je l’ai trouve vraiment pas mal cette saison à Nice mais un club pro compte ses JIFF et su coup essaye de remplir son quota avec le plus de plus value possible … dommage pour lui
Peut-être qu'à ce niveau de pratique et compte tenu des émoluments en vigueur que les mecs ne priorisent pas (ou plus) comme un réflexe pavlovien d'épouser un statut de stricto professionnel ? C'est un peu du cas par cas…. Mais quand hier, le fait de “rétrograder” sportivement était illico et presque systématiquement associé à un échec sportif; aujourd'hui, un certains nombre de joueurs épousent cette courbe de manière délibérée. Le concept de “préparer l'après-carrière professionnelle”, s'il a du sens pour les qqs mecs du sommet qui émargent à des salaires de cadres sup (capital notoriété + capital à investir), montre un certain nombre de limites pour les cats d'en-dessous.
Quand naguère, avant l'instauration du professionnalisme (pas marron j'entends), le rugby était aussi un vecteur d'ascenseur social, aujourd'hui, les radars sont un peu plus brouillés pour ceux qui ne tutoient pas les sommets. Certes, ces mecs là peuvent vivre à peu près correctement de leur passion l'affaire de qqs années avoir mm parfois leur ¼ d'heure de gloire, mais à quel prix pour la suite ? Quels sacrifices pour leur santé, leur formation professionnelle autre que rugbystique, leur vie sociale hors cadre rugbystique etc…
Le fait que la relation club/joueur s'inscrive dans un strict cadre professionnel, gomme (un peu) le principe de “dette morale” que le club pouvait autrefois avoir à l'égard du joueur. En gros, je t'ai payé ce que je te dois = Nous sommes quitte. On peut rajouter qu'avec la multiplication des mutations, le tissu relationnel entre joueurs se distend qd-mm un peu (par extension les opportunités de rebondir favorablement dans l'après rugby). Hier, quand les mecs étaient frères d'armes non-pas “sous” mais “pour” les mm couleurs, aujourd'hui, souvent il ne s'agit, mm s'il y a de l'affect que de collègues de travail sachant que le dit travail n'est jamais qu'un CDD.
Ce serait très exagéré de dire que le Pro du niveau 3 est un cocu du système (ne serait-ce que pour la richesse que de vivre de sa passion un temps et il a malgré tout un niveau de vie supérieur à la moyenne des gens de son âge) mais, faut pas non-plus croire que parce qu'il y a marqué “professionnel” sur le CV que toutes les portes s'ouvrent naturellement et/ou si facilement quand il s'agit de passer à autre chose…
C'est un avis perso, mais je comprends que des joueurs choisissent une autre voie. Je ne dits pas “c'est ce qu'il faut faire”, je dits juste que la question doit se poser…Chacun y trouvera “sa réponse”.