USBPA est à 5 jours d'un match importantissime (dans le sens où pour continuer d'espérer qq chose, il convient de garder jusqu'au bout de l'exercice la pelouse de Verchère inviolée) pour la suite de la saison avec la réception, excusez du peu, du leader de la division, qui plus est dans un des derbys de ce championnat. Je pense que l'essentiel du présent fil de discussion devrait, actualité oblige, s'articuler principalement autour du “jeu de rugby” avec des questionnements, des échanges sur untel plutôt qu'untel pour démarrer le match, quelle organisation pour perturber SOC, quelle compo, quels ingrédients prioriser etc…
Ressasser le passé à propos de ce qui se passât en coulisses ne me parait pas être l'actualité principale. Et quand on cause des supposées erreurs du passé, il s'agit de ne pas verser non plus dans un mauvais anachronisme, de réécrire l'histoire tout en connaissant déjà la fin.
Je crois que si USBPA porte (un peu) les stigmates de qqs erreurs passées, c'est d'abord et avant tout corrélatif à son niveau intrinsèque de pratique sur la durée longue. Ils sont qqs uns (pas si nombreux), ces clubs qui flirtent durablement entre le bas de prod2 et le haut de l'échelon trois du Rugby Français (aujourd'hui nationale, hier fed1 multiforme peu importe). On peut citer Albi, Bourgoin, Massy, VRDR, Rouen, Narbonne. Ce n'est pas une position confortable à tenir sur le long terme. Tous ces profils de Clubs sans exception dont Bourg fait partie ont connu à un moment ou à un autre leur lot de “crise existentielle”… On n'est pas dans des profils de Clubs fibrés, calibrés pour s'installer durablement et confortablement à l'échelon 3 comme d'autres peuvent l'être ou s'en satisfont. C'est précisément parce qu'ils ont goûté régulièrement à l'univers professionnel qu'il y a cette irrépressible envie d'y retourner. Ces clubs ont leurs particularités. Certains portent un lointain passé glorieux parfois lourd à porter, d'autres sont ou ont été des écoles exemplaires parfois mm un peu spécifiques de formation, d'autres s'imaginent locomotive dans des territoires vierges de clubs pro, certains font valoir une grosse attractivité populaire dans leur stade (je mets encore USBPA dans cette catégorie) mais tous, tous ont en commun d'avoir un peu le C-- entre deux chaises. Il n'y a pas de méthode sûre et écrite à l'avance pour s'extraire durablement du niveau 3 et plus encore pour s'installer durablement au niveau 2 !!! Alors, les mecs à la manœuvre tâtonnent, tentent des trucs, se mettent parfois sur le fil du rasoir, n'ont de cesse de tenter de se réinventer, parfois mm font volte-face sur le cap à tenir ? Difficile, oh combien difficile d'épouser un rythme de sénateur quand l'équilibre se fait tantôt avec un pied porteur en Prod2, tantôt l'autre pieds dans l'antichambre ! Par définition, un bateau qui navigue en des eaux incertaines à vocation à parfois tanguer. Ce n'est ni, que le “capitaine à bord”, ni, que la forme du bateau qui portent toutes les responsabilités d'une navigation difficile, c'est aussi un peu la conséquence de la mer sur laquelle on navigue !!! Si tu veux aller en haute mer affronter les rugissants ou autres hurlants, bien obligé d'armer le navire en conséquence quand tu largues les amarres ! Mais le dit “armement” n'est pas forcément le plus adapté, peut-être mm parfois trop lourd à porter tant que tu fais du cabotage, que tu n'as pas passé définitivement le cap, que tu ne sens pas le vent du grand large….Bref, je pense que c'est surtout pk c'est une position drôlement difficile à tenir pour ces profils de clubs qu'ils “s'offrent” régulièrement leurs crises existentielles.
Allez, stop aux digressions marines, cap sur Chambéry ce vendredi. On ne peut certainement pas dire que ce n'est pas la mer à boire ! Alors, le ptit nouveau il y sera sur la feuille ? On démarre avec qui en tête de mêlée ? On fait du 6 + 2 ou du 5 + 3 ? On envoie du jeu à foison ou on leur laisse la gonfle pour mieux les coincher ? A vos z'avis…