Pro D2 – 3e journée
Perpignan - Nevers, 35-19
On a rêvé une mi-temps
PERPIGNAN – Vendredi 1er septembre, 20 h 30 – Stade Aimé-Giral. Perpignan bat Nevers, 35-19 (11-19). Évolution du score : 0-7 ; 0-10 ; 3-10 ; 3-13 ; 6-13 ; 6-16 ; 11-16 ; 11-19 ; 14-19 ; 21-19 ; 28-19 ; 35-19.
Arbitre : Nicolas Datas. Juges de touche 1, Jaouad Marboh ; de touche 2, Jean-Marie Bouvier ; d’en-but 1, Alain Etchebest ; d’en-but 2, Bernard Lagardère. Arbitre 4 : Christophe Montagnani.
Temps doux et sec, vent parfois sensible, pelouse irrégulière, bon éclairage.
Pour Perpignan : 4 essais Farnoux (36e’), Château (47e’), Pujol (72e’), Cocagi (77e’) ; 3 transformations Selponi (47e’), Potgieter (72e’, 77e’) ; 3 pénalités Selponi (15e’, 44e’), Farnoux (27e’). Cartons jaunes : Château (21e’), Selponi (25e’).
Pour Nevers : 1 essai Le Gal (3e’) ; 1 transformation Bélie ; 4 pénalités Bélie (12e’, 21e’, 40e’), Le Gal (34e’). Carton jaune : Vallejos (62e’).
Perpignan : 15. Farnoux (22. Torfs, 74e’) ; 14. Pujol, 13. Mafi (cap.), 12. Cocagi, 11. Acebes ; 10. Selponi (21. Potgieter, 53e’), 9. Deghmache (20. Écochard, 53e’) ; 7. Château (19. Reynaud, 76e’), 8. Lemalu, 6. André ; 5. Botha (18. Strokosch, 59e’), 4. Labouteley ; 3. Muller (23. Boutemmani, 50e’), 2. Carbou (16. Lam, 59e’), 1. Forletta (17. Mailau, 59e’). Directeur sportif Christian Lanta ; entraîneurs des avants Perry Freshwater, entraîneurs des arrières Patrick Arlettaz.
Nevers : 15. Le Gal ; 14. Blanc, 13. Derrieux (22. Paea, 21e’), 12. Erasmus, 11. Bonvalot ; 10. Bélie (21. Vuillemin, 50e’), 9. Faleali’i (20. Urruty, 59e’) ; 7. Fraser, 8. Fabrègue, 6. Quercy (19. Salavea, 53e’) ; 5. Toleafoa, 4. Ceyte (18. Vallejos, 59e’) ; 3. Garcia (23. Merabet, 59e’), 2. Genevois (cap.) (16. Janaudy, 53e’), 1. Roelofse (17. N’diaye, 59e’). Manager Xavier Péméja ; entraîneurs des avants Sébastien Fouassier, entraîneurs des arrières Guillaume Jan.
Nevers n’a pas contredit les pronostics qui ne lui voyaient ramasser aucune miette à Perpignan, les paris se focalisant même sur un bonus offensif des Catalans. Au bout du compte, si les Méridionaux ont mis effectivement en caisse les cinq unités d’un succès bonifié, les Neversois leur ont tenu tête toute une mi-temps, faisant même rêver leurs supporters d’un exploit majuscule.
Quasi parfait
L’entame nivernaise dans l’ambiance bouillante d’Aimé-Giral refroidit l’enceinte perpignanaise. Après une première touche volée par le géant Tristan Labouteley, l’alignement visiteur capta le cuir pour enclencher un maul pénétrant. Une échappée de Thomas Ceyte posa les Jaunets dans le camp local et l’ovale fila jusqu’à l’aile droite où Loïc Le Gal plongea en terre promise. En coin, Mathieu Bélie ajouta deux points à ce surprenant essai.
Sur leur lancée et grâce à une solide mêlée, les coéquipiers de Jean-Philippe Genevois instillèrent le doute dans les esprits catalans. Bélie passa une pénalité mais Enzo Selponi lui répondit.
Deux jaunes
Sans complexes, les Jaunets perturbèrent les locaux à tel point que Karl Château (cravate sur Rudy Derrieux) puis Selponi (en-avant volontaire) laissèrent les leurs à treize contre quinze. Une supériorité dont ne profita pas l’USON, Julien Farnoux réduisant même le score pendant cette période.
Une énorme mêlée jaune et bleue, où Jonathan Garcia donna l’exemple, offrit une pénalité de 50 m à Le Gal. Et si Farnoux inscrivit le premier essai perpignanais sur un beau travail du centre Adrea Cocagi, la première période se termina sur un nouveau but de Bélie. 19-11, Nevers était devant à la pause !
Tout s’écroule
L’en-avant neversois sur le coup d’envoi de la deuxième mi-temps constitua le début d’une accumulation d’erreurs de la part des Bourguignons. L’USAP, ragaillardie, en profita pour recoller au score grâce au pied de Selponi, puis pour passer en tête pour la première fois du match sur un essai casquette, inscrit par Château et bonifié par Selponi (21-19, 47e’).
Dans le sillage de son flanker Christophe André, le XV des Arlequins tenta de se défaire plus encore de ce vaillant adversaire. S’accrochant pourtant bec et ongles, les Usonistes ne purent empêcher les locaux d’obtenir, lors des dix dernières minutes, un bonus offensif au prix de deux nouveaux essais de leurs trois-quarts.
Ovalien Dupré (à partir des images d’Eurosport 2)