Pro D2 – 1re journée
Soyaux-Angoulême - Nevers, 27-5
Dans le rouge d’entrée !
ANGOULÊME – Vendredi 18 août, 20 h – Stade Chanzy. Soyaux-Angoulême bat Nevers, 27-5 (20-5). Évolution du score : 7-0 ; 14-0 ; 14-5 ; 17-5 ; 20-5 ; 27-5. Arbitre : Stéphane Boyer. Juges de touche : Pierre Courbin et Christophe Bats. 4e arbitre : Benjamin Barreteau. 5e arbitre ; Jean-François Deygas. Temps gris et sec, pelouse en bon état.
Pour Soyaux-Angoulême : 3 essais Mau (22e’), Ayestaran (27e’) ; Pillet (76e’) ; 3 transformations Ric (22e’), Meret (27e’, 76e’) ; 2 pénalités Meret (35e’), Ric-Lombard (38e’). Carton jaune : Ayestaran (29e’).
Pour Nevers : 1 essai Giboin (31e’). Carton jaune : Genevois (50e’). Carton rouge : Sénéca (59e’).
Soyaux-Angoulême : 15. Ric-Lombard ; 14. Sitauti (22. Pillet, 61e’), 13. Mau, 12. Perraux (21. Wilson, 36e’-40e’), 11. Caneda (22. Pillet, 44e’-50e’) ; 10. Meret (21. Wilson, 56e’), 9. Ayestaran (20. Briscadieu, 61e’) ; 7. N’Zi (19. Witt, 7e’), 8. Lescure, 6. Laulhe ; 5. Taelega (18. Lebas, 71e’), 4. Sutiashvili ; 3. Halavatau (23. Sclavi, 55e’), 2. Le Guen (16. Mareuil, 55e’), 1. Lavergne (17. Aho, 55e’). Manager Julien Laïrle ; entraîneur Rémy Ladauge.
Nevers : 15. Le Gal ; 14. Blanc (22. Bolakoro, 62e’), 13. Derrieux, 12. Herry, 11. Zebango ; 10. Belie (21. Urruty 50e’), 9. Faleali’i ; 7. Quercy, 8. Fabrègue (20. Fraser, 59e’), 6. Gibouin (19. Bastide, 71e’) ; 5. Basson (cap.), 4. Ceyte (18. Chalureau, m.-t.) ; 3. Roelofse (23. Garcia, 46e’), 2. Genevois (16. Janaudy, 52e’), 1. Curie (17. Sénéca, 46e’ ; 1. Curie, 59e’). Manager Xavier Péméja ; entraîneurs des avants Sébastien Fouassier, entraîneurs des arrières Guillaume Jan.
Nevers a raté son entrée dans le concert de la Pro D2. Trop de fausses notes et un énorme couac avec le carton rouge reçu par Jordan Sénéca ont donné à la prestation nivernaise à Angoulême un immense goût d’inachevé. Une première réaction est déjà attendue vendredi lors de la venue de Vannes au Pré-Fleuri.
Déchets
Après une minute de silence observée en mémoire des victimes des attentats en Catalogne, les trente acteurs se jaugèrent bille en tête. Thomas Ceyte, secoué par un plaquage à l’épaule, et l’ex-Usoniste Eugène N’Zi, touché à la jambe gauche, purent témoigner de la rigueur des contacts.
Après cette entame féroce, le reste des vingt premières minutes sombra dans un rythme plus feutré. Loïc Le Gal avait manqué une pénalité dès la 3e’ et Jean-Yves Zebango, un essai à la 14e’, en conclusion d’une percée de Fred Quercy bien relayé par François Herry.
Giboin comme chez lui
Le seconde partie de la première période s’enflamma soudainement. Un maul angoumoisin permit au demi de mêlée Adrien Ayestaran de fixer la défense azur et or et de lancer dans le trou le centre Ledua Mau qui fila ouvrir le score (22e’). Cinq minutes plus tard, Ayestaran se trouva à point nommé pour inscrire le deuxième essai des siens après un jeu au pied mieux maîtrisé par Lucas Caneda que par Zebango. Jean Ric-Lombard et Lucas Meret ayant transformé, le SAXV venait de s’enfuir, 14-0 !
Le carton jaune adressé à Ayestaran, dans la foulée, pour un plaquage au visage sur Zébango, permit à Nevers, en supériorité numérique, de réduire un peu la marque, l’enfant du pays Gautier Giboin plantant le cuir dans un en-but familier. La transformation de Mathieu Bélie, pourtant aisée, fut manquée, symbolisant l’inefficacité neversoise. Alors que le duo Meret – Ric-Lombard y alla tranquillement de six unités supplémentaires.
De mal en pis
La reprise fut pénible pour les Bourguignons. Pilonnés dans leurs 22 mètres, ils finirent par craquer à deux reprises. Jean-Philippe Genevois, d’abord, paya pour l’indiscipline générale et alla dix minutes sur le banc (50e’). Jordan Sénéca, en suite, commit une faute grossière dans un regroupement et récolta un rouge dévastateur.
A un de moins, les Usonistes ne purent rien espérer, en dépit des quelques fulgurances d’Auvasa Faleali’i, Fredéric Urruty et d’Ilikena Bolakoro. La messe était dite et Soyaux-Angoulême enclencha le début des festivités d’après-match, quatre minutes avant le terme de celui-ci, l’ailier Quentin Pillet terminant un joli travail de ses coéquipiers. Comme à la parade, Meret transforma en coin.
La dernière offensive fut nivernaise mais Zebango fut poussé en touche à 5 mètres de la terre promise...
Ovalien Dupré (à partir des images d’Eurosport Player)