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Un weekend de ouf !

J'ai vécu le dopage !

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Commençons par le début et n'arrêtez pas la lecture, cet article se veut drôle et moqueur... Envers moi, donc ceux qui ne m'aiment pas, pour une fois régalez-vous !

Nous sommes mercredi, et une mouche décide de me piquer. Je ne parle pas de l'expression du copain qui te dit ça parce que tu viens de lui dire V&%!"!ç%#° culé ! Je parle de la seule mouche à moustache, la mouchember qui n'est pas encore partie en vacances et qui décide après un raid au pays des bactéries de venir te siphonner la jambe parce que tu as un grand cru en matière d'hémoglobine.

 Douleur intense, mais brève. Bon ce n'est pas la première fois que je me fais piquer par quelque chose. La preuve, le matin je faisais le plein de carburant et admirais ensuite au supermarché un très joli concombre à 2 euros 50 que je voulais offrir à ma femme.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, je me mets à grelotter comme si j'étais tout nu dans une chambre froide, entouré de chanteurs bodybuildés qui en voulaient à ma virginité masculine. Puis fièvre du mercredi soir sur la chanson des Bee Gees et le lendemain, une plaque rouge se développe autour de la piqure de mouche sur la jambe. Et là tu te dis la honte. Quitte à avoir un truc comme ça, j'aurais préféré une morsure de cobra, un truc classe à raconter aux copains. Non, je me suis fait aimer par une toute petite mouchâme ! 

Tu m'étonnes, te faire piquer par la seule mouche à merde qui à cette capacité, après l'avoir foutue (la merde) dans certaines sphères rugbystiques locales, c'est pas des bactéries que tu choppes, c'est l'analyse colorectale l'Aura qui se retrouve dans ta jambe.

Bref, consultation chez le médecin. C'est bien une bactérie transmise par la mouche. Vous vous rappelez le film ? Ben la suite va être pareil ! Une mutation ! Le docteur me prescrit des antibiotiques et un anti-inflammatoire. Interdiction de se balader pieds nus, donc pas d'aïkido pour moi cette semaine, mais basket dimanche.

En attendant dimanche, je vais vous raconter en aparté comment vous moquer d'un pote. Quelqu'un de mon entourage, assez tête en l'air s'inquiète de mon état. Je lui donne donc des nouvelles :

- Bon, le docteur m'a dit que c'était une infection rare, un truc qui s'appelle le Tobu !

- Ah ? Et c'est quoi ?

- Une dent qui pousse au cul (en général, la blague se termine là)

- Oh merde et alors ? (Et là, j'entame un cad Deb d'anthologie)

- Le monde médical est divisé. Les gastro-entérologues et les dentistes se renvoient la balle pour s'en occuper. Il n'y a que les proctologues qui ont une solution efficace !

- Ben vas-y alors ! (deuxième niveau passé)

- Non, non, trop douloureux ! (super bonus en vue)

- Pourquoi ? (Et là on lâche les chevaux)

- Ben en fait, leur solution c'est de te mettre des sucettes dans le cul pour carrier la dent afin qu'elle tombe toute seule !

Et là effectivement, c'était trop gros pour ma victime du jour, mais revenons à mon expérience dans le dopage...

Ce dimanche, je me lève donc, sans fièvre, je prends mes médocs. Je me douche, car quand on fait un sport en contact avec les autres ON SE DOUCHE AVANT AFIN DE NE PAS SENTIR LA POUBELLE SUR LE TERRAIN ! Surtout qu'au basket, tu as les aisselles à l'air (plus facile à écrire qu'à dire) et que quand tu es petit, c'est le truc que tes trous de nez rencontrent le plus. Donc un peu de respect pour les absentéistes de la douche du weekend.

9h45, j'arrive au gymnase et là, première sensation. Je n'ai mal nulle part. J'ai les articulations huilées comme jamais, les muscles en parfait état et cette tête qui tourne légèrement qui te fait transformer ton collègue ayant mis sa chasuble dans le short remonté jusqu'au ventre en Obelix et une joueuse qui a fait un noeud avec la sienne de chasuble pour montrer le bas de son dos en Falbala ! Je suis sous l'emprise des médocs, je vais tous les tuer. J'ai 20 ans, je cours comme un dingue, je passe le ballon, je redescends en défense, je remonte en attaque, je drible je taquine. 2 minutes plus tard, je sors, ayant oublié que la drogue n'agit pas sur les poumons qui ont toujours plus d'un quintal à alimenter à chaque pas pour un âge avancé.

Mais qu'est-ce qu'on récupère vite avec ces conneries. Quelques minutes après, j'y retourne, même effet, en plus je fais des contres sur de très bons joueurs. Je ne marque toujours pas un panier, le dopage n'améliore pas la technique, c'est sur. Mais toujours pareil, les poumons me disent de me calmer.

Au bout d'un moment, je trouve le second souffle et là, ça galope, ça revient, ça marque (enfin), je ne réfléchis pas, je suis dans les nuages, mais je n'ai pas mal...

Le match se termine, toujours pas mal, mais je retrouve un peu mes esprits. Je pense à ces joueurs qui se prennent 50 picouses de morphine par an, ou encore des protes, des shakers, bref des trucs que tu ne prends pas quand tu es normal et je me dis que malgré mon petit dérapage, je n'aimerais pas les voir quand ils auront mon âge, et je parle pour ceux qui seront encore vivants.

Bon le dopage, ça m'a amusé, sauf qu'après, quand les potes buvaient bières et Mâcon villages, rouge premiers crus, ben j'étais au jus de pomme pour éviter de partir en avril comme dirait ma charmante femme.

Pour conclure, j'ai voulu tester le sport sous médicaments. Pas très malin au final, car vous vous sentez donner des ailes. Et si mon coeur n'avait pas suivi ? Bref, si vous ne devez retenir qu'une seule chose de cette histoire, faites que ce soit la dent qui pousse au cul, pas le reste.

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